Belle affluence pour le Rob² 2022 !

Le 24 novembre s’est tenue au Robillard la seconde édition du salon Rob² (« Rob au carré »). Échappant aux gouttes, près de 300 visiteurs ont pu découvrir quelques-uns des robots agricoles les plus avancés. 

Ainsi, le robot Farmdroid a encore montré son haut niveau de performance et d’autonomie au champ : capable de semer en enregistrant la position GPS des graines, il peut aussi désherber avant même la levée, et tout cela en parfaite indépendance énergétique grâce à ses panneaux solaires qui lui permettent de travailler 24h/24.

Le robot Naïo Oz, même s’il est bien plus petit, a lui aussi beaucoup impressionné les visiteurs. Il est capable de travailler de façon autonome grâce à son positionnement par GPS. Une fois son parcours enregistré, il effectue du binage en plein champ, notamment en culture maraîchère. 

L’entreprise Lely Center de Marolle était aussi présente avec deux de ses robots d’élevage : le Juno, robot repousse paille maintenant bien connu de nombreux éleveurs, et le Discovery Collector, robot aspirateur de lisier. 

A côté de ces trois sociétés déjà présentes à la première édition du Rob², quatre autres entreprises avaient honoré le salon de leur participation. Le groupe Payen avait fait le déplacement pour présenter le débroussailleur télécommandé de chez McConnel, le Robocut. Lors de démonstrations remarquables, le Robocut a prouvé son efficacité, même dans des situations délicates, avec de fortes pentes. 

De son côté, le groupe Topcon Positioning, spécialiste du positionnement par satellite, était venu présenter un système d’autoguidage, adaptable sur n’importe quel tracteur. Avec ce système, il est possible de piloter un tracteur en suivant des trajectoires enregistrées dans une console, et ainsi soulager le chauffeur dans son exercice de conduite. 

Une entreprise caennaise, Demand Side Instruments, était aussi présente sur le salon. Son système AliaTerra, récemment développé par l’entreprise, pourrait bien trouver rapidement de nombreux clients dans notre région. En effet, AliaTerra offre la possibilité de surveiller les cultures grâce à différents capteurs  présents au champ (et adaptables à la demande de l’exploitant) et de prévoir une réponse adaptée suivant le résultat des mesures qu’ils réalisent. Par exemple, on peut prévoir l’arrosage d’un verger en fleur en cas de gelée, évitant ainsi les pertes que l’on connaît lors de certains hivers. 

Enfin, la Société Normande du Paysage, représentée par Gabin, l’un des apprentis en BTS Génie Des Équipements Agricoles organisant le salon, avait installé un robot de tonte Husqvarna 4×4. Parfait petit exemple du développement des robots dans le champ professionnel autant que dans nos vies, le robot de tonte repose sur des technologies parfois similaires à celles de ses grands frères. 

Pour venir compléter ce panel de robots, Thomas et Julian, apprentis en BTS Agronomie Productions Végétales, eux aussi organisateur du Salon, ont mis en œuvre le Farmbot. Ce robot horticole, mis en place par M. Champeyrol et ses élèves, sert de terrain de jeu pour expliquer la robotique aux apprenants du Robillard. 

Pour compléter l’exposition de matériels robotisés, le Professeur Gilbert GRENIER avait accepté notre invitation pour la seconde année consécutive. Encore cette année, au cours d’une conférence des plus didactiques, il a su éclairer le sujet de la robotique agricole avec précision et simplicité, sachant avec bienveillance se mettre à la portée de tous. Récent membre du Jury des Innovation Awards du SIMA 2022, il a pu partager sa connaissance aiguë des nouvelles technologies et de la robotique agricole en particulier. Sans se risquer à imaginer un futur difficile à prédire, il a mis en évidence l’essor actuel et celui attendu de la robotique, répondant ainsi à des problématiques environnementales tout autant qu’économiques. Il ressort de son intervention qu’une main-d’œuvre spécialisée sera très rapidement nécessaire pour assurer la maintenance de tels systèmes, et c’est justement l’un des objectifs du salon Rob² que de diffuser le savoir dans ce domaine encore balbutiant.  

Pour terminer cet article, nous voudrions remercier tous les participants à ce salon : 
– les exposants et le Pr. GRENIER bien sûr, sans qui rien ne serait possible ; 
– les visiteurs (agriculteurs, établissements scolaires extérieurs, apprenants et enseignants du Robillard, journalistes, etc.) ;  
– les équipes du Robillard (service technique, service de restauration, exploitation agricole, services administratifs, équipes de direction, équipe enseignante, service communication…)
– et le Food Truck du Comptoir du Bec d’Or qui a ravi les papilles des jeunes et des plus grands !

Nous remercions enfin très chaleureusement, toutes celles et tous ceux qui ont contribué bénévolement au bon déroulement de cette journée ! 

A l’année prochaine pour le salon Rob² 2023 ! 

Rédaction : les apprentis en BTSA Agronomie Production Végétale et BTSA Génie Des Équipements Agricoles

Visite des 2de CEC à l’exposition “La Fabrique de la paix”

Dans le cadre de l’EIE citoyenneté, le vendredi 14 octobre, les élèves de seconde professionnelle CEC ont participé à l’exposition “La Fabrique de la paix” à la grange aux dîmes de Cambremer. Cette exposition interactive de la ligue de l’enseignement interroge les jeunes sur les préjugés et les comportements qui causent ou apaisent les conflits. Les élèves, qui avaient préparé la sortie, ont pu parcourir l’exposition à 2 ou 3 munis d’un livret sur lequel ils avaient à répondre à des questions interrogeant leurs représentations et les faisant réfléchir sur les notions de préjugés, bouc émissaire ou les discriminations. Suite à cette sortie, les élèves de la classe ont eu à imaginer le contenu d’affiches pour une exposition dans le cadre de la Journée nationale de lutte contre le harcèlement du 10 novembre.

Exposition photo au Robillard : “Birmanie, la révolution de printemps”

Chaque année se déroulent au Robillard les ateliers de l’info. Le Département du Calvados et le Prix Bayeux Calvados-Normandie des correspondants de guerre s’associent pour proposer aux bibliothèques et aux établissements scolaires du département des photoreportages et des rencontres : dans ce cadre, nous accueillons au Robillard une exposition photos et un journaliste. 

Cette année, l’exposition s’intitule “Birmanie, la révolution de printemps”. Suite au coup d’Etat du 1er février 2021, qui a installé au pouvoir une junte militaire, la Birmanie a connu des manifestations massives suivies d’une répression meurtrière. Le photographe, qui garde l’anonymat pour protéger son identité et éviter la persécution des autorités, rend compte du conflit pour le New York Times. Chaque jour depuis le début des répressions, il photographie les manifestations et les affrontements dans les rues, formant un témoignage unique et bouleversant. 

Ouverte à tous, l’exposition se tient dans le hall du château du 22 novembre au 5 décembre, de 9h à 17h. Entrée libre et gratuite.

Toujours dans le cadre des ateliers de l’info, jeudi 1er décembre, les élèves de 1ère STAV et PRO rencontreront Arnaud Vaulerin, journaliste à Libération, pour échanger sur le métier de journaliste aujourd’hui. Une rencontre qui s’annonce passionnante !

Découverte de la filière légumière pour les BTS APV 2

Jeudi 20 octobre, la classe de BTS Agronomie Productions Végétales 2 du lycée et du CFA s’est rendue au Val de Saire, situé à la pointe Est de la Manche, pour découvrir la filière légumière. Leader français en vente de poireaux et navets, le département de la Manche occupe la 2e place en vente de carottes.

La première visite s’est déroulée dans une coopérative légumière créée en 1985 : GPLM, réunissant 270 exploitations agricoles. Accueillis par le directeur, nous avons pu suivre le marché au cadran qui met en relation les producteurs agricoles avec des acheteurs, représentants des entreprises de la filière agroalimentaire. Le Val de Saire compte 3000 ha de légumes soit 70 000 tonnes de légumes commercialisées par an. Les principales cultures du GPLM sont les choux, poireaux, navets, carottes, salades, mâche, céleri, persil et pommes de terre primeur.

Nos 22 élèves se sont ensuite rendus à l’EARL de la Saire chez Thomas et Jérôme Onfroy, producteurs de légumes. Nous avons pu découvrir le travail quotidien d’un producteur de légumes et en apprendre davantage sur l’itinéraire technique d’une culture de poireaux. Les élèves ont également vu les machines en action (arracheuse automotrice, laverie à poireaux, etc.).

Entre deux visites, notre groupe a profité d’un moment de calme et de convivialité pendant la pause déjeuner au bord de la mer, sous le soleil de la Manche.

Nous avons ensuite découvert le GIE SILEBAN (Société d’Investissement LÉgumière et maraîchère de BAsse Normandie), une station expérimentale légumière existant depuis 1973. Par ses recherches, elle contribue à la compétitivité des exploitations légumières et à l’organisation de la filière sur les quatre bassins de productions de la Normandie (plaine de Caen, baie du Mont Saint Michel, côte ouest – Créances et Val de Saire). Actuellement, les études du SILEBAN portent sur la lutte contre le nématode de la carottes et contre l’adventice envahissante : le souchet sur le bassin de la côte ouest.

Cette journée formatrice a permis une approche très complète de la filière légumière, de la production à la commercialisation, et a révélé une filière dynamique, qui cherche à s’adapter en permanence aux différentes problématiques agronomiques ou de marché.

Un grand merci à nos intervenants pour la qualité de leurs explications !

Rob², seconde édition le 24 novembre 2022 !

Pour sa seconde édition, le Rob² (« Rob au carré ») se déroulera le jeudi 24 novembre prochain, de 10h à 17h30 au Lycée agricole Le Robillard. Les apprentis en BTSA Génie des Équipements Agricoles (GDEA) et Agronomie Productions Végétales (APV) sont cette année encore à pied d’oeuvre pour organiser ce salon dédié à la robotique agricole. 

Sont déjà annoncés de grands noms de la robotique agricole, comme Naïo, Farmdroid ou Lely qui nous font le plaisir de revenir présenter leurs remarquables robots capables d’intervenir en autonomie dans les parcelles (désherbeur, semeur, bineuse, etc.) ou sous la stabulation (repousse paille, racleur…). Ce sera aussi l’occasion de découvrir des sociétés moins connues proposant des produits tout aussi robotisés, comme Alia Terra qui développe des systèmes automatisés de mesure et d’action sur les culture (comme de l’irrigation par exemple). D’autres constructeurs agricoles devraient confirmer leur présence prochainement. Pour suivre l’actualité de l’événement, rendez-vous le site web du Robillard ou les réseaux sociaux animés par les étudiants (compte Instagram : @rob2_2022). Ce sera aussi l’occasion pour nos étudiants de présenter des robots (Ecorobotix, Triolliet, robot de tonte Husqvarna, etc.). 

Il sera aussi possible pour un certain nombre de chanceux, de s’essayer à la conduite des tracteurs, ensileuses ou autres moissonneuses batteuses en s’installant au volant du simulateur récemment installé dans l’établissement.  

L’après-midi sera également ponctué par différentes conférences sur les problématiques posées par l’introduction de la robotique dans le domaine agricole, dont celle du Pr. Gilbert GRENIER, qui revient nous décrire les origines, le présent et l’avenir des robots en agriculture (à ne pas manquer, dès 13h30 !). 

Si vous souhaitez participer à l’événement, en tant qu’exposant, conférencier ou bien visiteur (professionnel, enseignant avec ou sans classe, particulier, étudiant, journaliste, etc.), contactez-nous ou complétez directement le formulaire suivant : Inscription exposant (3 min max).

Contact : nicolas.cheenne@le-robillard.fr

Rédaction : Nicolas Cheenne, formateur en Mathématiques et Physique.

Des étudiants de GEMEAU à l’action dans les douves !

Depuis 2017, les douves du château du Robillard sont régulièrement envahies par une plante aquatique : la myriophylle en épi (myriophyllum spicatum). Cette année encore les conditions estivales ont été favorables : eau stagnante sans renouvellement et chaleur. Cette plante autochtone n’est pas considérée comme nuisible, mais son développement perturbe la vie aquatique.

La seule méthode envisageable pour limiter sa présence est l’arrachage en évitant de
disséminer des fragments dans le milieu.

En octobre, un groupe d’étudiants de BTS GEMEAU a entrepris de retirer une partie de ces plantes sur leur temps libre, le mercredi.

Cela fait déjà deux après-midis qu’ils ratissent les douves pour arracher la myriophylle et limiter l’eutrophisation du milieu.
Même si la douceur des températures et la faible profondeur facilitent cette activité, c’est à leur seule initiative qu’ils ont pris en main ce travail ingrat en toute discrétion.
Cela valait bien une mise à l’honneur. Bravo à eux !

Découverte de l’agriculture de conservation par les Terminales CGEA

Mardi 18 octobre, les Terminales CGEA du CFA Le Robillard ont effectué une sortie chez M. Lebrun pour étudier l’agriculture de conservation.

Ils ont découvert la mise en pratique de ce système cultural qui permet de prévenir les pertes de terres arables tout en régénérant les terres dégradées. L’agriculture de conservation favorise une perturbation mécanique minimale du sol, la couverture permanente de celui-ci par des végétaux et des rotations longues et diversifiées. Elle renforce ainsi la biodiversité et les processus biologiques naturels du sol, ce qui contribue à accroître l’efficacité de l’utilisation de l’eau et des nutriments et à améliorer durablement la production végétale. 

Un grand merci à M. Lebrun pour son accueil !

Conférences au LIT Ouesterel pour les Licences BEA 

Jeudi 13 octobre, les étudiants des Licences professionnelles Bien-Être Animal du CFA Le Robillard se sont rendus à Rennes.

​​Invités par l’association LIT Ouesterel qui fédère un ensemble d’acteurs de tous horizons dans le but d’améliorer la santé et le bien-être des animaux d’élevage, aux stades de l’élevage, du transport et de l’abattage, ils ont pu suivre plusieurs conférences portant sur le thème des états mentaux des animaux d’élevage. 

L’EPL du Robillard est partenaire et adhérent du LIT Ouesterel, à la fois lieu de concertation, de consultation et de controverse, et espace de travail faisant une large place à l’innovation ouverte.

Pour en savoir plus sur le LIT Ouesterel : https://www.assolitouesterel.org/

Identification d’un auxiliaire de culture, pour les BTS APV 1ère année

Ce mardi 11 octobre, les étudiants des BTS Agronomie et Productions Végétales 1ère année du CFA Le Robillard ont effectué des travaux pratiques portant sur les carabes.

Encouragés par une météo favorable, ils ont recherché et identifié des carabes, insectes de la famille des coléoptères et prédateurs de nombreux ravageurs des cultures (pucerons, limaces, larves d’insectes, etc.). Il en existe plus de 50 espèces en France, les plus fréquentes étant le Carabe doré (Carabus auratus) et le Carabe des Bois (Carabus nemoralis).

Ce sont de réels alliés pour les agriculteurs, qui ont donc intérêt à les reconnaître et à mettre en place dans leurs exploitations des actions favorisant les populations de carabes.

Réalisation d’une étude hydrobiologique sur la Vie à Livarot par les BTS GEMEAU

Le jeudi 23 septembre 2022, les étudiants de première année de BTS Gestion et Maîtrise de l’Eau ont réalisé des prélèvements de macroinvertébrés aquatiques dans la rivière la Vie, qui borde la commune de Livarot.

Ces prélèvements sont réalisés grâce à un filet Surber, les pieds dans l’eau, et s’effectuent dans le cadre d’un protocole normalisé appelé IBGN (Indice Biologique Global Normalisé), supplanté depuis plusieurs années par l’I2M2 (Indice Invertébrés Multi-Métriques).

Les échantillons  ont été ensuite déterminés, la semaine suivante au laboratoire. La présence d’organismes plus ou moins sensibles à la pollution a permis d’aboutir à une note, indicatrice de l’état écologique de la rivière. A l’issue de leur étude, les étudiants ont trouvé une note de 15/20, qui démontre un bon état écologique de la Vie sur la station du Manoir de l’Isle.

Pour compléter l’étude, des mesures hydrométriques (profondeurs d’eau dans le lit de la rivière) et de débits ont également été réalisées, afin de caractériser le cours d’eau.

Rédaction : Maryline Chevallier