Remise des diplômes session 2023 !

Près de 170 personnes ont assisté à la cérémonie de remise des diplômes du Robillard, qui s’est déroulée à l’amphithéâtre de 17h à 18h30.

Cette cérémonie annuelle est l’occasion de célébrer la réussite de nos lycéens, apprentis et stagiaires accompagnés de leurs familles. Les personnels de l’établissement et de nombreuses personnalités étaient présents pour partager avec eux ce moment solennel et joyeux : Mme Sophie De Gibon, conseillère régionale et présidente du Conseil d’administration du Robillard, Mme Nathalie Porte, vice-présidente du Conseil régional et membre du Conseil d’administration, M. Jérémie Patrier-Leitus, député du Calvados, M. Olivier Anfry, conseiller départemental, et M. Gilles Lemarié, adjoint au maire de la commune de Saint-Pierre-en-Auge.

Après les allocutions de M. Lawal, directeur de l’établissement, de Mme de Gibon, de Mme Porte et de M. Patrier-Leitus, chaque jeune a reçu son diplôme accompagné de présents offerts par la Région.

La cérémonie s’est conclue par un moment festif autour d’un verre de l’amitié et de la traditionnelle galette des rois : l’occasion de féliciter à nouveau nos diplômés et de leur souhaiter le meilleur pour la suite !

Visite des Arpents du Soleil par les Premières Bac Pro CGEA

Lundi 15 janvier, dans le cadre du MAP VALORISATION DES PRODUCTIONS VÉGÉTALES, la classe de 1ère Bac Pro CGEA du lycée a visité durant plus de deux heures un vignoble normand situé à seulement 7 km du Robillard. Depuis mai 2023, Etienne Fournet a repris les rênes de l’exploitation viticole créée en 1995 par Gérard Samson à Grisy, aujourd’hui commune déléguée de Vendeuvre (Calvados).

Le vignoble « Les Arpents du Soleil » possède une superficie de 6.5 ha et commercialise 25 à 40 000 bouteilles par an. L’exploitation est en passe d’être labellisée bio.

La viticulture existe en ce lieu depuis le Moyen-Âge. Comme un peu partout sur le territoire national, les moines y fabriquaient leur propre vin de messe. Son ancienneté a été prouvée par des recherches documentaires sur les vignobles au « Fonds Normand » de l’université de Caen.

Conséquence du réchauffement climatique et d’un assouplissement législatif Européen, on dénombre fin 2023 une petite cinquantaine de producteurs dans la région d’après la toute nouvelle association des Vignerons de Normandie. La plupart des vignobles en sont encore au stade embryonnaire et il faudra donc être patient avant d’y réaliser les premières vendanges !

Une visite atypique et passionnante pour nos apprenants qui s’inscrit dans l’évolution des productions agricoles de notre territoire. Au pays de la pomme, le vin prend racine !

Rédaction : Marie Pavy, professeure d’économie.

Rencontre Rugby des lycées agricoles

Mercredi 22 novembre 2023, le lycée Le Robillard a participé à la rencontre rugby des lycées agricoles lors de matchs amicaux. Découvrez cet événement en images !

Le 17 janvier, le Robillard a organisé les départementaux UNSS (Union du Sport Scolaire) pendant lesquels l’équipe féminine a affronté celle du lycée Malherbe. Les cadets garçons ainsi que les juniors garçons sont, faute d’adversaires, déjà qualifiés pour les académies UNSS du 7 février qui se dérouleront dans l’Orne.

Prochain rendez-vous sportif, mercredi 24 janvier, la journée sport partagé avec l’IME (Institut médico-éducatif) de Falaise aura lieu au Robillard. Nos élèves proposeront différentes activités adaptées : l’occasion pour les jeunes valides et en situation de handicap de partager leur passion pour le sport ! Cette démarche s’inscrit dans la dynamique des Jeux Paralympiques 2024 pour lesquels le Robillard espère obtenir des places.

Mardi 6 février : don du sang de 9h30 à 12h30 au Robillard !

Comme chaque année, l’Établissement Français du Sang se rendra au lycée afin de réaliser une collecte le mardi 6 février 2024. Elle se déroulera dans les salles B02, B03 et B04 de 9h30 à 12h30.

Pourquoi donner votre sang ?

Actuellement en France nous manquons de donneurs pour soigner les malades qui en ont besoin régulièrement, mais aussi les personnes subissant des interventions chirurgicales, ou les personnes victimes d’accidents de la route. 

Quelles sont les conditions pour donner votre sang ?

Avoir 18 ans minimum le jour de la collecte, être muni d’une pièce d’identité, de préférence avoir pris rendez-vous préalablement sur le site de l’E.F.S comme indiqué ci-dessous pour être sûr d’avoir une place à un horaire qui vous convient, ne pas avoir été transfusé.

Un entretien avec un médecin permettra de définir si vous pouvez ou non donner votre sang ce jour-là.

Quelques conseils préalables si possible : mangez des aliments riches en fer les jours qui précèdent le prélèvement (viande, soja, lentilles, pois chiches…), n’arrivez pas à jeun, prenez un bon petit déjeuner le matin même, buvez beaucoup d’eau avant et après le prélèvement. Un encas salé ou sucré (selon votre choix) avec une boisson chaude ou froide vous sera offert après le don. Il vous sera conseillé de ne faire aucun effort physique important pendant les 24h qui suivent.

Pour prendre rendez-vous, il vous suffit de flasher le QR Code se trouvant dans le bas à droite de l’affiche ci-dessous, que vous retrouverez aussi à de nombreux endroits dans le lycée, ou d’aller sur le site : https://dondesang.efs.sante.fr/trouver-une-collecte/97045/sang

Visite du Haras des Sylves par les BTSA PA 1ère année

Article rédigé par Coudoux Zoé, Ben Jenec Maëlle, Bellancourt Léa, Falaize Sarah, Arsène Lomane, étudiants en BTSA PA 1ère année.

Mardi 14 novembre, nous avons visité le Haras des Sylves situé à Vieux-Pont-en-Auge. A notre arrivée, nous avons fait la connaissance de Marie Chauveau, qui nous a rapidement expliqué l’histoire de son Haras qu’elle a acheté il y a 3 ans. Ils sont 3 associés : Marie Chauveau, son conjoint ainsi que sa société. Marie est la seule présente sur place à s’occuper de l’exploitation.

Venant du monde du commerce avec un CAP, BEP coiffure, elle choisit de se reconvertir dans le domaine de l’élevage équin, passionnée par les chevaux. Lors de son installation elle n’avait aucune formation dans le domaine de l’élevage, elle a tout appris d’elle-même sans aide.

Le haras a été labellisé en février 2022 par le label EquuRES, un label environnemental et bien-être animal de la filière équine.

Au total 20 chevaux dont 3 étalons sont présents au Haras des Sylves, essentiellement des chevaux de dressage de races allemandes KWPN et Oldengbourg ainsi que des chevaux ibériques pure race espagnole. Elle possède également quelques chevaux Américains de races paint horse et appaloosa. Les équidés proviennent en grande majorité du territoire français. La doyenne du troupeau est âgée de 12 ans, nous pouvons donc en déduire que cet élevage est plutôt récent.

Ses chevaux restent au pré toute l’année, avec du foin à volonté et des rations floconnées adaptées aux poulains comme aux chevaux adultes. La marque utilisée pour les granulés est Dynavena. Les chevaux ont également à disposition une pierre à sel dans toutes les installations et sont complémentés en CMV. Cette année, Marie a réalisé des analyses de son foin, il est prévu qu’elle fasse analyser son sol l’année prochaine.

Les prés sont communiquants et les parcelles assez vallonnées, ce qui permet notamment aux juments de ne pas perdre trop de muscles pendant leur gestation. Durant la visite nous avons eu l’occasion de circuler entre les paddocks qui sont tous équipés de clôtures électriques, d’abreuvoirs anti-gel et d’abris.

Nous avons rencontré ses 3 étalons, un de 3 ans et deux de 2 ans. Ils sont dans le même paddock tout au long de l’année. Marie Chauveau les a elle-même éduqué pour qu’ils aient un bon comportement entre eux, envers les autres équidés mais également un bon contact avec l’homme. Les étalons sont élevés de manière à ce qu’ils ne sautent pas les clôtures lorsqu’une jument se tient à proximité pour éviter tout risque de danger. 

Ses étalons sont mis à la reproduction à l’âge de 2 ans. Ils respectent les critères liés au stud book de leur race (livre généalogique pour l’espèce chevaline, dont il existe un par race reconnue en France).

L’éleveuse nous a expliqué quel type de vermifuge elle utilise :

  • Vermifuge naturel à petite échelle : cures de cynorrhodon, glands et noix. Présence de tanin donc il faut faire attention à la quantité ingéré par les chevaux pour éviter une intoxication.
  • Vermifuge chimique : elle a recours à des coproscopies, c’est une analyse des excréments des animaux qui servent à déterminer les parasites présents dans l’organisme de l’animal, afin de cibler le type de vermifuge à utiliser.

Nous nous sommes ensuite rendus à la pâture des poulinières, qui étaient accompagnées de leurs poulains de l’année. Nous avons pu entrer dans le paddock pour faire connaissance avec les petits et leurs mères. En 2023, l’éleveuse a fait naître 7 poulains, pour l’année 2024 elle prévoit d’en faire naître 8 et 15 en 2025. Puis nous avons poursuivi avec le paddock de ses pouliches de 2 ans.

Nous avons continué par la salle de la barre gynécologique, spacieuse et aménagée pour que les échographies et les inséminations se déroulent en toute sécurité aussi bien pour l’homme que pour la jument.

A côté se trouvent les boxes de poulinage qui mesurent 4x6m, capitonnés pour éviter tout risque de blessures. Les boxes sont équipés de fenêtres qui permettent aux juments de rester en contact entre elles et d’être rassurées, et de caméras afin de s’assurer du bon déroulement du poulinage. Devant ce bâtiment est installée par terre une dalle alvéolée permettant une bonne structure du sol.

Le premier jour qui suit la mise bas, le poulain et sa mère ont accès à une carrière en sable : c’est une surface restreinte qui évite à la jument de se blesser et dont le sable permet au poulain d’avoir une matière plus molle pour faciliter ses aplombs. Le deuxième jour, ils sortent dans un petit paddock en herbe et ce n’est que plus tard qu’ils rejoindront le troupeau.

Nous sommes retournés au bâtiment principal où se trouvent les boxes ainsi que le manège, la sellerie et la graineterie. Marie Chauveau rentre très rarement ses chevaux aux boxes, seulement en cas de blessure ou de mauvais temps.

Elle nous a ensuite montré son manège dont le sol est composé de sable et de fibres. On nous a expliqué que les fibres mélangées au sable sont un atout car cela empêche le cheval de s’enfoncer dans le sol. Dans son manège, elle a installé un rond de longe démontable pour pouvoir y travailler ses jeunes chevaux. Derrière il y avait également la sellerie où se trouve tout son matériel.

Enfin, l’éleveuse a mentionné les 40 ha de forêts lui appartenant. La particularité de cette forêt est qu’elle possède plusieurs points de drainages, ce qui évite les inondations au niveau des paddocks. Pour clore la visite, elle nous a montré son stock de foin, ses engins agricoles et son van.

Dans cet élevage, l’entrée d’argent provient de la monte par ses propres étalons. Pour les poulains, l’objectif est de les vendre sous la mère ; lorsque ce n’est pas possible, ils sont valorisés et vendus à 3 ans.

Un grand merci à Marie Chauveau pour son accueil et ce partage d’expérience !

Collages Pop Art sur l’actualité, par les Terminales STAV

Dans le cadre des cours d’éducation socioculturelle, les élèves de Terminale STAV ont réalisé des collages sur le thème du Pop Art. Ce mouvement artistique, né aux États-Unis dans les années 1950, se caractérise par son utilisation d’images et de motifs issus de la culture populaire.

Les élèves ont été invités à créer un collage sur un sujet d’actualité. Ils ont pu choisir le sujet qui les intéressait le plus, qu’il s’agisse d’un événement politique, social, économique ou environnemental.

Les collages réalisés témoignent de leur créativité. On peut y apercevoir des images de la guerre en Ukraine, de la crise climatique, de l’usage des réseaux sociaux ou encore de la surconsommation.

Félicitations à nos élèves pour leurs créations qui nous invitent à réfléchir aux enjeux de l’actualité !

Les élèves de Bac Pro Agroéquipement et Bac STAV au salon des ETA !

Jeudi 14 décembre, les élèves de Bac Professionnel Agroéquipement et de Bac STAV du lycée Le Robillard ont visité le salon des ETA, qui se déroulait à Torcy (72). 

Ce salon professionnel est un rendez-vous incontournable pour échanger avec les constructeurs de machines agricoles dédiées aux Entrepreneurs de Travaux Agricoles.

De retour au lycée, nos élèves présenteront à l’oral les machines qu’ils auront découvertes et les acteurs de cette filière. 

Rédaction : Pierre Macé, professeur d’agroéquipement, et Ophélie Lecoq, professeure de zootechnie.

Sortie « gestion des eaux pluviales » à Falaise par les BTS GEMEAU

Le 30 novembre 2023, les BTS GEMEAU ont effectué une sortie abordant la gestion des eaux pluviales à Falaise.

La ville de Falaise était à la pointe il y a plus de 15 ans en matière de pluvial, en aménageant 20 hectares de surface agricole pour créer la zone d’activité Expansia.

La saison est toute indiquée avec les BTS GEMEAU 1ère année, pour visualiser les aménagements de lutte contre les inondations et les pollutions.

Malheureusement, ils n’ont pas vu d’eau ruisseler, elle s’était déjà infiltrée !

Les parcelles privées doivent aussi stocker, retenir, traiter et infiltrer les eaux de pluies pour ne pas surcharger le réseau communal et limiter les inondations en contrebas.

Voilà de quoi inspirer les étudiants, s’ils travaillent plus tard dans un bureau d’études environnement.

Rédaction : Philippe BEAUFILS, enseignant d’hydraulique

Rob² 2023 : une affluence en hausse !

Le salon Rob² 2023 s’est déroulé par un temps plutôt clément au regard des prévisions météorologiques. C’est dans la fraîcheur mais sous un beau ciel bleu que s’est ouvert l’événement le jeudi 30 novembre, au lycée agricole le Robillard. De nombreux visiteurs scolaires (plus de 250 sur la seule matinée) ont pu découvrir à l’approche de Noël les derniers joujoux qu’ils n’auront pas cette année sous le sapin. En effet, peu de chance de se faire offrir l’une des merveilles de technologie qu’étaient venues présenter les différents exposants de la cuvée 2023. Ce n’est pourtant pas faute de nourrir une véritable passion pour le monde agricole puisque la très grande majorité des visiteurs provenait du lycée agricole Le Robillard lui-même ou d’autres établissements agricoles (comme l’EPLEFPA du Neubourg ou le LPA de Tourville pour ne citaient que ceux venus avec une forte délégation). Un grand merci à tous ces jeunes cerveaux curieux et leurs enseignants, ainsi qu’à toutes celles et tous ceux, agriculteurs ou esprits ouverts qui nous ont fait l’honneur de s’intéresser au programme de cette journée ! 

Revenons un instant sur celui-ci : 

L’entreprise SM3-CLAAS a présenté cette année deux robots de la marque toulousaine NAÏO qu’elle distribue en exclusivité dans le grand Ouest, en la présence de référents du désormais mondialement célèbre constructeur de robots. Nous avons donc pu retrouver l’efficace robot Oz, spécialisé dans les travaux maraîchers comme le binage, le désherbage mécanique, le traçage des sillons ou encore le transport… Oz peut aussi semer et planter en autonomie dans des parcelles comme ont pu nous l’expliquer les intervenants. Son grand frère, le robot Orio, dernier né de la firme verte et blanche, a des ambitions encore plus hautes en terme de polyvalence, puisqu’il a vocation à recevoir des outils interchangeables, suivant les desiderata de l’opérateur. Beaucoup plus imposant que Oz avec sa masse d’une tonne et demi, Orio offre une voie variable adaptable à différentes cultures et différentes largeurs de travail. C’est un porte-outil particulièrement bien adapté aux cultures légumières, pépinières et aux grandes cultures, capable de conduire en totale autonomie dans les champs et avec précision une large gamme d’outils (bineuses, semoirs et autres) qui restent facilement accessibles pour tout réglage. La sécurité en proximité des robots est assurée par des capteurs de haute précision, permettant désormais une autonomie dite augmentée, garantissant la possibilité de laisser le robot seul au champ pour effectuer les travaux. Le meilleur gage de confiance que peut manifester le constructeur est l’annonce d’une garantie de cinq ans.

Pour rester dans la domaine des robots dédiés aux grandes cultures nous avons retrouvé avec un immense plaisir le robot semeur-désherbeur « Farmdroid FD20 » distribué par la société STECOMAT. Cette année, il était présenté dans sa version quatre roues, et comme toujours on a pu apprécier la précision de son positionnement lors de démonstrations impressionnantes. Le positionnement millimétrique du Farmdroid, assuré par un antenne RTK dédiée, lui permet de semer la graine en enregistrant sa position, puis de revenir avant même la levée travailler le rang là où il n’y a pas de graine. Ses panneaux solaires et ses batteries lui assurent une autonomie sur 24h ce qui permet un travail en continue de l’engin. 

Nécessitant un tracteur pour la diriger, la bineuse Chopstar de EINBÖCK était aussi présente sur le salon. Le principe de fonctionnement du système optique ROW-GUARD a été clairement expliqué grâce à une machine de démonstration spécialement conçue pour les salons. Grâce à une analyse d’images en temps réel, la bineuse suit le rang avec précision, corrigeant ainsi les éventuels coup de volant du conducteur. Le nettoyage peut donc être fait au plus près de la plante sans risque de l’endommager. 

Et l’enchaînement est facile pour introduire l’exposant suivant qui s’est fait un devoir d’assurer un autoguidage de précision des tracteurs lors de travaux au champ. En effet, les systèmes d’autoguidage Trimble présentés par la société LATITUDE GPS assurent un positionnement de qualité dans la parcelle (jusqu’à 2,5 cm !). 

Allié à des techniques d’analyse des sols ou de rendement proposées par  Trimble, l’autoguidage permet de faire de sensibles économies en optimisant la conduite et le dosage des intrants notamment. Peut-être aurons-nous la chance lors d’une prochaine édition du Rob² de découvrir le tracteur rendu totalement autonome par les produits d’autoguidage développés par la marque ? Pari tenu !

En terme d’analyse de l’exploitation, nul doute que XARVIO, l’Outil d’Aide à la Décision développé par BASF, va devenir une référence dans le domaine. En plus du conseil top traitement que la solution propose, Xarvio offre une véritable aide lors de la modulation des semis, de la fertilisation ou encore des traitements fongicides en intra-parcellaire. Les deux jeunes techniciens venus montrer les atouts de leur application numérique ont su convaincre leur auditoire en s’appuyant sur les données fournies par l’exploitation du Robillard. Leur grande pédagogie a été très appréciée, autant par les apprenants que les adultes. 

Côté élevage bovin aussi les robots sont présents, bien sûr : Robots de traite, pailleur, racleur ou aspirateur à lisier, repousse fourrage… Trois grands constructeurs étaient présents sur le salon. Ainsi Lely et son robot Discovery était représenté par la société RUAUX ELEVAGE, le robot VMS de DELAVAL était présenté par BOCA ELEVAGE SERVICE et le robot Fullwood Joz M²erlin par la société CG ELEVAGE SERVICES. Les visiteurs ont ainsi pu apprécier la diversité des solutions proposées par chaque constructeur et se faire une idée des atouts de chacun. 

Un cas de force majeure nous a privé de la présence d’un autre robot d’élevage, mais destiné à entretenir les poulaillers. Il faudra donc attendre une année de plus pour découvrir toutes les fonctionnalités des robots Xo et Tmoov développés par la société bretonne OCTOPUS BIOSAFETY. 

Le groupe PAYEN était bien présent, comme l’an passé, pour faire une brillante démonstration de son robot débroussailleur Robocut de chez McConnel. Cet outil à commande déportée, à la stabilité remarquable même dans de fortes pentes, peut être une solution salutaire pour éviter des accidents parfois mortels. Qui a dit que les robots étaient les ennemis de l’Homme ?

Cliquez ici pour voir la démonstration en vidéo !

Enfin, Antoine BACHELEY, l’un de nos étudiants apprentis en BTSA Agronomie Production Végétale, avaient emprunté à son employeur un génial « petit » drone « effaroucheur ». Il a su endosser le rôle d’un exposant pour expliquer l’intérêt et le fonctionnement de son engin de terreur… pour les petites bêtes ! Ce drone, capable de voler en autonomie dans une zone préalablement définie, repère et poursuit les oiseaux ou animaux entrant dans le territoire surveillé et les pourchasse en produisant des sons préenregistrés de rapace ou de chien par exemple… Les « nuisibles » se laissent impressionner par ce prédateur factice dont le comportement change en fonction de la réaction de la proie, ce qui évite l’accoutumance et maintient l’efficacité de l’effarouchement. Le petit joujou n’en n’est pas un et nécessite d’obtenir un brevet de pilote de drone délivré par la Direction Générale de l’Aviation Civile !  

Après s’être régalés des délicieux hamburgers préparés par le Comptoir du Bec d’Or, les visiteurs de l’après-midi (environ 200) ont pu assister à la conférence offerte par Mme De Thezy, conseillère en organisation du travail pour la Chambre Régionale d’Agriculture de Normandie. L’étude sur l’utilisation d’exosquelettes lors des activités de traite dont elle a présenté les résultats montrent clairement que tous les systèmes d’aide n’apportent pas satisfaction. Les trois agriculteurs ayant essayé les trois modèles d’exosquelette testés ont tous émis des réserves sur le niveau de mise au point de ces systèmes. Dans l’état actuel des choses, mieux vaut bien adapter les positions de travail lors de la traite pour éviter les Troubles Musculo-Squelettiques fréquemment rencontrés. Ceci peut nécessiter des aménagements dans la salle de traite qu’il faut étudier avec soin. 

Pour conclure cet article, l’ensemble des organisateurs aimeraient remercier tous les professionnels participants au salon. Sans eux, rien ne serait possible ! 

Nos remerciements vont également à tous nos visiteurs sans qui le salon n’aurait aucune reconnaissance. 

Nous sommes également très reconnaissants pour les espaces qu’on nous offre dans la presse et à la radio (l’Agriculteur Normand, la Pays d’Auge, Ouest France, France Bleu…). 

Mille merci à M. Soetaërt, restaurateur du Comptoir du Bec d’Or, qui a très généreusement donné une part de ses bénéfices pour soutenir l’association des apprentis, Amazing Travellers. N’hésitez pas à l’imiter 🙂 ! 

Enfin, nous sommes très reconnaissants de l’aide apportée par tous les personnels du Robillard, dans tous les domaines : la communication, la mise à disposition et l’organisation des salles, le prêt et le transport de matériels, le nettoyage, la préparation des cafés et autres viennoiseries, le prêt des clés, la transmission des appels et des infos, les encouragements, l’aide donnée gratuitement et sans condition, le soutien financier, les démarches administratives, la mise en place des exposants… et on en oublie sans doute ! Mille pardons ! Mais nous n’oublierons pas les délicieux gâteaux préparés par les plus généreux (et gourmands ?) d’entre-vous ! Merci, Merci, MERCI !!! 

A l’année prochaine pour la découverte du futur de l’agriculture ! 

Rédaction : les Apprentis en BTSA GDEA et BTSA APV 

Vous retrouvez toutes les informations à propos du Rob² sur notre compte Instagram : @rob_au_carre

BTS Agronomie et Cultures Durables : Réseau régulation automne colza 2023

Les semis de colza 2023 ont été marqués par un record de somme de températures. Le calcul de Somme de Températures en base 5 (zéro de croissance), indicateur du risque élongation, donne un équivalent de 6-7 jours d’avance par rapport à la normale.

Dans ce contexte, Jean Lieven, ingénieur régional à Terres Inovia, a sollicité les observateurs du réseau d’épidémio-surveillance pour actualiser les références techniques sur les régulateurs.

Méthode : Analyse d’un réseau de duels AVEC vs SANS régulateur dans des parcelles « Agriculteur ».

Résultats attendus : Identifier et hiérarchiser les facteurs de risque (date de semis, densité peuplement, sensibilité variétale et disponibilité en N) & évaluer l’efficacité des régulateurs en fonction du stade d’application.

Les parcelles de deux agriculteurs ont été étudiées par les étudiants du BTS Agronomie et Cultures Durables du lycée. Ils ont :
– déterminé la densité de peuplement,
– pesé la biomasse,
– noté les élongations avec mesure de l’épicotyle,
– mesuré le diamètre au collet et la longueur du pivot.

Une mise en pratique des cours sur les leviers agronomiques est l’occasion d’étudier deux spécialités commerciales : CARAMBA STAR (metconazole) et CARYX (mépiquat-chlorure et metconazole).

Un grand merci à Thomas Chrétien et Arnaud Vigan, anciens étudiants du Robillard, pour leur collaboration !

Rédaction : Michèle Ridolfi, enseignante en Agronomie & Observateur Bulletin Santé du Végétal