Lundi 27 février, lors de la séance de pluri-agronomie et agroéquipement des 1ère CGEA option GC, la herse étrille du lycée a pu être mise en œuvre dans la parcelle B3 semée en blé derrière betteraves. Les conditions météo idéales ont permis cet essai.
Ces techniques de désherbage mécanique sont un levier afin de réduire l’utilisation des pesticides, et maîtriser les IFT (Indicateur de Fréquence de Traitements Phytosanitaires). C’est un sujet « hautement d’actualité » avec l’interdiction annoncée d’un herbicide très utilisé dans les campagnes.
Cette séance aura été l’occasion de voir le fonctionnement de la herse mais aussi d’appréhender ses effets. Des comptages de blé et d’adventices ont été réalisés avant le passage de la herse et seront réalisés de nouveau après afin de mesurer l’efficacité de cette intervention. Rappelons que la classe de 1ère AE a participé à cet essai en préparant le matériel et en vérifiant son bon fonctionnement.
Rédaction : les enseignants d’agronomie M. Hauptmann et d’agroéquipement P. Macé et O. Rodts.
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Le 2 mars, après 6 mois de travail autour de leur junior entreprise, nos étudiants de BTS Productions Animales sont enfin arrivés au Salon International de l’Agriculture 2023… Prêts pour les dernières épreuves du TIEA !
Vous pouvez suivre les différentes épreuves sur la chaine YouTube du Concours Général agricole et les réseaux sociaux de notre équipe :
Avant les vacances d’hiver, les Bac Pro Agroéquipement du lycée ont réalisé une formation à la conduite en sécurité des engins pour obtenir leur « Attestation valant CACES » (Certificat d’aptitude à la conduite en sécurité).
Dans un premier temps, ils se sont entraînés à la manipulation de différents engins :
– Télescopique, manœuvres et manipulation. – Manœuvre et marche arrière avec tracteur + plateau 4 roues et benne. – Parcours d’obstacles avec tracteur débroussailleuse à haie. – Minipelle déplacement et création / rebouchage de tranchées.
Finalement, ils ont été évalués à la conduite du chargeur télescopique et de la minipelle !
Rédaction : Pierre Macé, enseignant en Agroéquipement
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Le 18 octobre, nous nous sommes rendus à la ferme de Livet dans le cadre de l’option AET (Agronomie, Environnement, Territoire). C’est une exploitation installée dans le Pays d’Auge entourée de paysages bocagers avec des bâtiments typiques.
Présentation de l’exploitation
Fabienne et Olivier Storez sont installés en GAEC depuis 2001. C’est un GAEC avec 13ha comprenant 8,5ha de cultures céréalières ainsi que du maïs épis stocké en cribs (séchage à l’air libre) afin de descendre à 15% d’humidité dans le grain. Ils y élèvent des palmipèdes gras (oies, canards) ainsi que des poules pondeuses et de chair, le tout en plein air. Le choix de la petite surface d’exploitation leur permet d’être autonomes.
Comment fait-on un foie gras chez M. et Mme Storez?
Pour avoir un bon foie gras il faut tout d’abord une alimentation adaptée et un bon gavage. Le gavage se fait avec le maïs séché préalablement. Il est ensuite pré-cuit à 69°C pendant 2h afin d’augmenter la masse et le volume. Le gavage des oies s’effectue deux fois le matin et deux fois le soir pendant 4 semaines. L’animal double sa masse, il passe de 5kg à 10kg et son foie passe de 80-100g à 750g. Pour le canard, le gavage s’effectue une fois le matin et une fois le soir. Le canard passe de 4kg à 6kg et son foie passe de 120g à 500g.
Ils arrêtent de gaver la veille de l’abattage qui est réalisé sur place le matin. L’après-midi est consacrée à la transformation, foie gras, rillettes, mousse de foie de canard, etc… Tout est vendu sur place dans la boutique de la ferme.
Qu’en est-il du bien être animal?
Depuis les années 2000 le regard porté par la société sur le bien être des animaux d’élevage a évolué. Dans ce contexte, le gavage est fortement remis en cause. Pour M. Storez le gavage n’est pas la partie la plus plaisante de son métier bien qu’il en ait besoin pour assurer sa production de foie gras, son produit phare. L’éleveur nous a bien expliqué ce qu’était le gavage, ce n’est pas une cirrhose du foie mais un processus naturel et volontaire appelé stéatose hépatique, utilisé par les oiseaux pour la migration.
Nous avons apprécié cette visite accompagnée d’un chien très câlin et baveux ! Seul petit regret, nous n’avons pas eu l’occasion de déguster ces produits qui nous donnaient l’eau à la bouche…
Rédaction par les élèves de Terminale Générale de l’option AET.
Mercredi 25 janvier, les étudiants en Licence professionnelle AGREAU et BTS GEMEAU 1ère et 2e années se sont rendus au Carrefour des Gestions Locales de l’Eau (CGLE) qui se tenait au Parc des expositions de Rennes.
Depuis plus de 30 ans, ce salon est un rendez-vous annuel incontournable des acteurs de l’eau, permettant à chacun de se former, créer son réseau, trouver des solutions adaptées et répondre aux enjeux actuels et futurs. Regroupant les professionnels des secteurs public et privé, il a acquis au fil des années une notoriété nationale et même européenne. Ainsi, la première édition avait rassemblé 300 visiteurs et 40 exposants, alors que la 24e édition de 2023 a accueilli près de 13 900 congressistes.
Rendez-vous à Rennes les 31 janvier et 1er février 2024, pour la 25e édition du CGLE !
En janvier 2023, les BTSA GEMEAU ont visité des aménagements de renaturation de rivières. La restauration écologique a pour objectif de rendre à la rivière son état naturel, pour permettre la libre circulation des poissons et des sédiments, tout en favorisant la biodiversité.
À Livarot, le Douet Fleury était canalisé sous une dalle béton avant les travaux de renaturation :
Avant travaux (à gauche) et après travaux en janvier 2023 (à droite)
Dans certains cas les travaux de renaturation doivent maintenir les usages existants pour assurer une restauration écologique durable et acceptable par tous. À de nombreuses occasions, le Syndicat Mixte du Bassin de la Dives (SMBD) l’a mis en application sur son territoire.
Exemple 1. La prise incendie sur le ruisseau du moulin à Saint Ouen le Houx :
Drains captants et réserve incendiePrise incendie
Les drains captants sous le ruisseau ont permis d’alimenter la réserve incendie et de supprimer le barrage qui empêchait la libre circulation des poissons et des sédiments.
La restauration écologique nécessite parfois des travaux imposants avec des techniques modernes.
Exemple 2. La suppression du barrage de Saint Loup de Fribois, sur la Vie, a nécessité la mise en place d’une vis d’Archimède pour alimenter en eau, le marais de Biéville Quétieville et des panneaux solaires pour fournir l’énergie électrique nécessaire.
La vis d’Archimède remonte l’eauPanneaux solaires sur toiture
Cet investissement a même amélioré l’alimentation du marais selon les saisons. L’agence de l’eau est le principal financeur de ces travaux.
Le SMBD est la structure qui pilote et définit les besoins sur le bassin versant de la Dives.
Merci à Antoine Gadeau de nous avoir fait partager ces ouvrages parfois méconnus.
Rédacteur(trice) : P. Beaufils et Maryline Chevallier, enseignants en BTSA GEMEAU
Mardi 24 janvier, la classe de 2nde AE du lycée et les classes de 1ère CGEA et AE du CFA sont allées visiter l’exploitation du GAEC de Bocquemare près d’Orbec.
M. Lebaillif a présenté les productions du GAEC, à savoir la production laitière avec un troupeau de 90 vaches laitières, et des cultures de vente pour une SAU totale de 250 ha environ. Au-delà de ces productions plutôt classiques, l’agriculteur a expliqué la diversification que le GAEC a mise en place depuis 2008, au travers de l’installation de panneaux photovoltaïques sur les toits des bâtiments de la ferme. En 2020, c’est une unité de méthanisation qui a vu le jour, permettant de produire de l’électricité, quasiment en autonomie, grâce aux déjections de l’atelier lait, la récupération de déchets verts locaux, et de quelques hectares de seigle et autre ensilage. Le digestat est épandu sur les cultures, permettant des économies conséquentes d’engrais.
Ces choix sont justifiés afin de consolider les revenus des productions du GAEC (lait et céréales) qui sont eux très sensibles aux aléas climatiques ou aux variations importantes des cours mondiaux des matières premières. La situation actuelle du coût de l’énergie semble conforter l’agriculteur dans ses choix. D’autres projets sont à l’étude (séchoir, nouveaux panneaux photovoltaïques).
Ancien élève du Robillard, M. Lebaillif a adressé le message suivant aux élèves : « Ne négligez aucune matière dans votre formation, je me rends compte maintenant que tout est important, soyez curieux et ouverts d’esprit ».
Message bien reçu ! Merci à M. Lebaillif pour cette visite très intéressante.
Rédaction : O. Rodts, enseignant d’agroéquipement.
Article rédigé par Juliette Galopin et Lucas Moreira, étudiants de BTSA Gestion et Maîtrise de l’eau (GEMEAU) en 2ème année.
“Nous avons remis en fonctionnement la serre d’aquaponie, achetée il y a déjà quelques années, dans le cadre de notre projet STE dans le module M54. Nous y élèverons prochainement des truites arc-en-ciel et y ferons pousser diverses variétés de fruits et légumes.
Le projet s’est arrêté en fin d’année scolaire dernière. A la rentrée, la serre n’ayant pas connu d’entretien depuis la fin d’année dernière, nous avons dû commencer par désherber la serre dans son ensemble. Nous avons ensuite procédé à la vidange des différents bassins ainsi qu’à la récupération des derniers poissons rescapés. Puis à l’enlèvement des algues dans les différents bassins et au nettoyage de ceux-ci. Enfin, nous avons retiré les différentes cultures restantes de l’an dernier qui avaient bien séché.
Le projet a débuté début novembre et se terminera en fin d’année scolaire avant les épreuves terminales. La serre est aujourd’hui à nouveau prête à recevoir des truitelles (dont l’arrivée est prévue après la rentrée scolaire de janvier) et à reprendre du service.
AvantAprès
Qu’est-ce-que l’aquaponie ?
L’aquaponie est un mode de production associant la culture de végétaux et élevage de poissons. Cette technique permet de réduire les rejets d’eaux usées provenant de l’activité piscicole dans le milieu naturel. L’aquaponie, contrairement à l’aquaculture, permet de valoriser les différents éléments tels que l’azote et le phosphore contenu dans les déjections des poissons, qui sont ensuite naturellement transformés en nitrates par des bactéries. Les plantes consomment alors ces nutriments pour leur croissance et filtrent ainsi l’eau des poissons qui leur revient épurée, propre et non toxique pour eux.
Cela reste un système simple, qui permet d’épurer l’eau. Notre seule action après la mise en route de l’aquaponie est de nourrir les poissons, la nature se charge du reste.
Les différents avantages de l’aquaponie sont : – Très bon rendement des cultures mixtes – 95 % d’économies d’eau par rapport à un mode de culture traditionnelle – Pas de déchets – Pas de pesticides ni engrais chimiques – Peu d’entretien – Utilisation optimale de la surface”
Merci à nos étudiants pour ce premier compte-rendu !
Dans le cadre des enseignement à l’initiative de l’établissement et de notre partenariat avec le Dôme, les élèves de seconde pro AE, accompagnés de Mme MONNIER et M. CHAMPEYROL ont assisté à une conférence sur la téléréalité et participé à des ateliers interrogeant leur attitude lorsqu’ils reçoivent des informations sur les réseaux.
La classe en a profité aussi pour découvrir l’intérêt collectif des FabLab. Ces espaces riches en machines outils (fraiseuse, découpeuse laser, imprimante 3D, etc.) permettent de concevoir en opensource de nombreux objets dans le cadre personnel ou professionnel. Cela donne des idées !
Samedi dernier, plus de 300 visiteurs ont pu découvrir notre établissement lors des premières Journée Portes Ouvertes de l’année. L’équipe pédagogique du Robillard leur a présenté en détail notre offre de formations Post Bac :
BTS agricoles : Productions Animales, Agronomie et Cultures durables, Gestion et Maîtrise de l’Eau, Génie des équipements agricoles ;
Auxiliaire spécialisé(e) Vétérinaire ;
Licences : Licence pro parcours Environnement et Agriculture, Licence pro Aménagement et Gestion des ressources en eau, Licence pro mention Productions Animales parcours Conseiller en élevage spécialisé Bien-être animal (BEA).
Un grand MERCI à tous celles et ceux qui ont contribué à cette réussite : agents d’entretien et de restauration, administratifs, formateurs, enseignants, CPE, personnels de direction, ainsi qu’à nos étudiants de 1ère année (BTS PA et GEMEAU) qui ont assuré efficacement les visites des lieux aux candidats et à leurs familles.