Visite d’aménagements de renaturation de rivières par les BTS GEMEAU

En janvier 2023, les BTSA GEMEAU ont visité des aménagements de renaturation de rivières. La restauration écologique a pour objectif de rendre à la rivière son état naturel, pour permettre la libre circulation des poissons et des sédiments, tout en favorisant la biodiversité.

À Livarot, le Douet Fleury était canalisé sous une dalle béton avant les travaux de renaturation :

Avant travaux (à gauche) et après travaux en janvier 2023 (à droite)

Dans certains cas les travaux de renaturation doivent maintenir les usages existants pour assurer une restauration écologique durable et acceptable par tous. À de nombreuses occasions, le Syndicat Mixte du Bassin de la Dives (SMBD) l’a mis en application sur son territoire.

Exemple 1. La prise incendie sur le ruisseau du moulin à Saint Ouen le Houx :

Les drains captants sous le ruisseau ont permis d’alimenter la réserve incendie et de supprimer le barrage qui empêchait la libre circulation des poissons et des sédiments.

La restauration écologique nécessite parfois des travaux imposants avec des techniques modernes.

Exemple 2. La suppression du barrage de Saint Loup de Fribois, sur la Vie, a nécessité la mise en place d’une vis d’Archimède pour alimenter en eau, le marais de Biéville Quétieville et des panneaux solaires pour fournir l’énergie électrique nécessaire.

Cet investissement a même amélioré l’alimentation du marais selon les saisons. L’agence de l’eau est le principal financeur de ces travaux. 

Le SMBD est la structure qui pilote et définit les besoins sur le bassin versant de la Dives. 

Merci à Antoine Gadeau de nous avoir fait partager ces ouvrages parfois méconnus.

Rédacteur(trice) : P. Beaufils et Maryline Chevallier, enseignants en BTSA GEMEAU

Visite d’un GAEC par les Secondes AE du Lycée et les Premières CGEA et AE du CFA

Mardi 24 janvier, la classe de 2nde AE du lycée et les classes de 1ère CGEA et AE du CFA sont allées visiter l’exploitation du GAEC de Bocquemare près d’Orbec. 

M. Lebaillif a présenté les productions du GAEC, à savoir la production laitière avec un troupeau de 90 vaches laitières, et des cultures de vente pour une SAU totale de 250 ha environ. Au-delà de ces productions plutôt classiques, l’agriculteur a expliqué la diversification que le GAEC a mise en place depuis 2008, au travers de l’installation de panneaux photovoltaïques sur les toits des bâtiments de la ferme. En 2020, c’est une unité de méthanisation qui a vu le jour, permettant de produire de l’électricité, quasiment en autonomie, grâce aux déjections de l’atelier lait, la récupération de déchets verts locaux, et de quelques hectares de seigle et autre ensilage. Le digestat est épandu sur les cultures, permettant des économies conséquentes d’engrais. 

Ces choix sont justifiés afin de consolider les revenus des productions du GAEC (lait et céréales) qui sont eux très sensibles aux aléas climatiques ou aux variations importantes des cours mondiaux des matières premières. La situation actuelle du coût de l’énergie semble conforter l’agriculteur dans ses choix. D’autres projets sont à l’étude (séchoir, nouveaux panneaux photovoltaïques). 

Ancien élève du Robillard, M. Lebaillif a adressé le message suivant aux élèves : « Ne négligez aucune matière dans votre formation, je me rends compte maintenant que tout est important, soyez curieux et ouverts d’esprit ».

Message bien reçu ! Merci à M. Lebaillif pour cette visite très intéressante.

Rédaction : O. Rodts, enseignant d’agroéquipement.

Le retour du projet des BTS GEMEAU : l’aquaponie !

Article rédigé par Juliette Galopin et Lucas Moreira, étudiants de BTSA Gestion et Maîtrise de l’eau (GEMEAU) en 2ème année. 

“Nous avons remis en fonctionnement la serre d’aquaponie, achetée il y a déjà quelques années, dans le cadre de notre projet STE dans le module M54. Nous y élèverons prochainement des truites arc-en-ciel et y ferons pousser diverses variétés de fruits et légumes.

Le projet s’est arrêté en fin d’année scolaire dernière. A la rentrée, la serre n’ayant pas connu d’entretien depuis la fin d’année dernière, nous avons dû commencer par désherber la serre dans son ensemble. Nous avons ensuite procédé à la vidange des différents bassins ainsi qu’à la récupération des derniers poissons rescapés. Puis à l’enlèvement des algues dans les différents bassins et au nettoyage de ceux-ci. Enfin, nous avons retiré les différentes cultures restantes de l’an dernier qui avaient bien séché.

Le projet a débuté début novembre et se terminera en fin d’année scolaire avant les épreuves terminales. La serre est aujourd’hui à nouveau prête à recevoir des truitelles (dont l’arrivée est prévue après la rentrée scolaire de janvier) et à reprendre du service.

Qu’est-ce-que l’aquaponie ?

L’aquaponie est un mode de production associant la culture de végétaux et élevage de poissons. Cette technique permet de réduire les rejets d’eaux usées provenant de l’activité piscicole dans le milieu naturel. L’aquaponie, contrairement à l’aquaculture, permet de valoriser les différents éléments tels que l’azote et le phosphore contenu dans les déjections des poissons, qui sont ensuite naturellement transformés en nitrates par des bactéries. Les plantes consomment alors ces nutriments pour leur croissance et filtrent ainsi l’eau des poissons qui leur revient épurée, propre et non toxique pour eux.

Cela reste un système simple, qui permet d’épurer l’eau. Notre seule action après la mise en route de l’aquaponie est de nourrir les poissons, la nature se charge du reste.

Les différents avantages de l’aquaponie sont :
– Très bon rendement des cultures mixtes
– 95 % d’économies d’eau par rapport à un mode de culture traditionnelle
– Pas de déchets
– Pas de pesticides ni engrais chimiques
– Peu d’entretien
– Utilisation optimale de la surface”

Merci à nos étudiants pour ce premier compte-rendu !

Remise de 2 badges numériques supplémentaires pour le CFA Le Robillard

Lundi 30 janvier, Guillaume Le Bigot, directeur du CFA-CFPPA Le Robillard, et Audrey Cahagniet, formatrice au CFA et référente numérique, se sont rendus à la cérémonie de remise de badges du Label CFA Innovant qui se déroulait à Caen. 

Il s’agit d’un label mis en place par la Région pour valoriser le numérique et l’innovation dans les CFA normands. Présenté sous la forme de badges numériques, il est découpé en 22 badges dont 5 obligatoires. Il faut avoir au moins 10 badges de la collection pour obtenir le Label CFA Innovant. 

A ce jour, le CFA Le Robillard compte 6 badges, dont 2 obtenus en 2022. Les badges détenus par le CFA sont visibles ici.

Même si les badges sont numériques, la Région organisait une cérémonie pour marquer l’événement : félicitations à nos équipes pédagogiques, et en particulier à Audrey Cahagniet, pour leur investissement et l’obtention de ces nouveaux badges numériques !

Conférence et Fablab en partenariat avec le Dôme pour les élèves de Seconde Pro Agroéquipement

Dans le cadre des enseignement à l’initiative de l’établissement et de notre partenariat avec le Dôme, les élèves de seconde pro AE, accompagnés de Mme MONNIER et M. CHAMPEYROL ont assisté à une conférence sur la téléréalité et participé à des ateliers interrogeant leur attitude lorsqu’ils reçoivent des informations sur les réseaux.

La classe en a profité aussi pour découvrir l’intérêt collectif des FabLab. Ces espaces riches en machines outils (fraiseuse, découpeuse laser, imprimante 3D, etc.) permettent de concevoir en opensource de nombreux objets dans le cadre personnel ou professionnel. Cela donne des idées !

Rédaction : Clara Monnier

Retour sur la Journée Portes Ouvertes du 28 janvier !

Samedi dernier, plus de 300 visiteurs ont pu découvrir notre établissement lors des premières Journée Portes Ouvertes de l’année. L’équipe pédagogique du Robillard leur a présenté en détail notre offre de formations Post Bac :

  • BTS agricoles : Productions Animales, Agronomie et Cultures durables, Gestion et Maîtrise de l’Eau, Génie des équipements agricoles ;
  • Auxiliaire spécialisé(e) Vétérinaire ;
  • Licences : Licence pro parcours Environnement et Agriculture, Licence pro Aménagement et Gestion des ressources en eau, Licence pro mention Productions Animales parcours Conseiller en élevage spécialisé Bien-être animal (BEA).

Un grand MERCI à tous celles et ceux qui ont contribué à cette réussite : agents d’entretien et de restauration, administratifs, formateurs, enseignants, CPE, personnels de direction, ainsi qu’à nos étudiants de 1ère année (BTS PA et GEMEAU) qui ont assuré efficacement les visites des lieux aux candidats et à leurs familles.

Rendez-vous samedi 11 mars pour la prochaine JPO Tous Publics !

Remise des diplômes des Promotions 2022 !

Vendredi 20 janvier, plus de 130 élèves, apprentis et stagiaires, accompagnés de leur famille, ont assisté à la cérémonie de remise des diplômes qui se déroulait à l’amphithéâtre du Robillard de 17h à 18h30.

Après une allocution de M. Lawal, directeur de l’établissement, puis des représentantes de la Région Normandie Mme Sophie De Gibon et Mme Nathalie Porte, du député du Calvados, M. Patrier-Leitus, et d’un représentant de M. Jacky Marie, Maire de Saint-Pierre-en-Auge, chaque élève a reçu son diplôme accompagné d’un sac, d’un stylo et d’un bonnet offerts par la Région.

Dans l’amphithéâtre étaient également présents M. Dauphin, ancien élève du Robillard et membre du Conseil d’Administration de l’établissement, ainsi que M. Benard, ancien Conseiller départemental.

Au terme de la cérémonie, l’assemblée s’est réunie autour d’un verre de l’amitié et de la traditionnelle galette des rois. L’occasion de féliciter à nouveau nos diplômés pour leur investissement ! Toute l’équipe du Robillard vous souhaite pleine réussite dans vos futurs projets.

Visite d’une coopérative de teillage de lin pour les 2ndes GT/EATDD

Lundi 9 janvier, les classes de 2ndes Générales et Technologiques / EATDD (Écologie, Agronomie, Territoire, Développement Durable) ont visité la Coopérative linière du Nord de Caen, qui possède deux unités de teillage, dont l’une est située à Saint-Manvieux-Norrey : en construction depuis 2016, elle accueille deux nouvelles lignes de teillage de lin et du matériel neuf, et complète l’unité de teillage installée à Villons les Buissons. Seule une dizaine de salariés y travaille pour l’instant, mais la coopérative compte recruter.

Les élèves ont découvert avec intérêt en quoi le lin est une culture durable. En effet, toutes les parties de cette plante peuvent être employées : la graine sert à faire de l’huile, la fibre longue (filasse) des vêtements, la fibre courte du papier ou des billets, les anas (paille de lin) sont utilisés pour l’isolation ou bien en tant que matériaux, par exemple pour concevoir des carrosseries de voitures (mélangés à des polymères) ; même la poussière est récupérée pour en faire du compost !

Le principe de la coopérative est de teiller le lin c’est-à-dire de séparer les fibres de lin de la paille pour ainsi obtenir des balles de fibres longues ou courtes. En fonction de leur qualité, celles-ci seront exportées en Chine où se trouvent les usines de filature et le savoir-faire à la fabrication de vêtements.

Les agriculteurs adhérents de la coopérative cultivent pour la plupart du lin de printemps, mais le lin d’hiver est de plus en plus fréquent dans l’assolement, en raison notamment du changement climatique.Un grand merci à la Coopérative linière du Nord de Caen pour son accueil !

Visites d’exploitations “in English” pour les étudiants de BTSA Productions Animales !

« Nous sommes des étudiants de BTSA Productions Animales en 2e année. Suite à la pandémie du Covid, notre stage à l’étranger a dû être annulé. Une semaine de visite dans des fermes anglophones a donc été organisée en France. Voici un petit aperçu des visites de la semaine.

Montage réalisé par les étudiants

Day 1

Lundi, Janine et Denis Lelouvier nous ont accueillis sur leur exploitation “Naturellement Normande”. Ils possèdent 60 vaches normandes qui produisent 240 000 litres de lait par an. Elles sont nourries exclusivement à l’herbe et au foin séché en grange.

Le lait est en label “lait de foin”, STG (Spécialité traditionnelle garantie), ils commercialisent des camemberts AOP, du beurre, de la crème, de la glace, des yaourts mais également du jus de pomme, de la guimauve, des caramels mous, des terrines de boeuf.

Pour nous, cette visite a été une grande source d’informations. Cela nous a permis de découvrir le système de séchage en grange qui se développe de plus en plus en Normandie. La vente directe a été très appréciée ainsi que la dégustation des produits. Pour plus d’informations, vous pouvez aller voir leur page Facebook « Naturellement Normande » ou leur site internet.

Day 2

Mardi, nous avons visité l’exploitation laitière de Pieter Nicolai. Originaire de Hollande et ayant de nombreuses expériences professionnelles en Nouvelle-Zélande et au Danemark, il a fait le choix de s’installer en France en 2019. En effet, il est plus rentable d’exploiter une ferme en France qu’aux Pays-Bas.

Il possède une exploitation de 130 ha et 60 vaches laitières (Normandes, Prim’ Holsteins et croisées) avec une production de 380 000l. Il souhaiterait revenir à un cheptel 100% vaches normandes car c’est une race qu’il apprécie pour son calme, sa rusticité et sa rentabilité.

Le lait est collecté une fois par jour car il est destiné à la fabrication du Camembert de Jort AOP qui nécessite un lait frais.

Découvrir le métier de Pieter a été très intéressant. Il nous a parlé de son  parcours professionnel et de ses activités. Cela nous a permis de découvrir certaines pratiques comme l’utilisation de chapelure pour remplacer le blé dans la ration. Cette visite nous a démontré les raisons pour lesquelles les éleveurs étrangers viennent s’installer en France et notamment en Normandie.

Day 3

Mercredi, nous avons visité le Haras de Coulonces, situé près de Trun. Il  appartient à des suédois installés depuis 18 ans, et il est géré par 4 membres de la famille Sundström et 2 salariés.

Ils possèdent environ 50 chevaux dont 20 poulinières et une dizaine de poulains naissent par an. Les chevaux présents sont de race pur-sang et trotteurs et sont destinés aux courses de trot et galop. Le site s’étend sur 45 ha de pâture, avec l’implantation de différentes structures : des boxes dont deux de poulinages avec vue directe du bureau, un marcheur, un rond de longe, ainsi que des abris dans chaque paddock.

L’élevage pratique la monte naturelle pour l’ensemble des pur-sang et l’insémination artificielle pour les trotteurs.

Nous avons été accueillis chaleureusement par la famille Sundström. La visite fut enrichissante sur le monde du cheval, ils ont pris le temps de nous faire découvrir leur métier et de nous expliquer de nombreux détails sur les techniques d’élevages.

Day 4

Jeudi  nous avons rendu visite à Anne et Adam Bland. La Ferme des Noyers est située à Lisores près de Livarot. Installés depuis janvier 1991, les propriétaires d’origine anglaise produisent du cidre et des moutons bio.

Aujourd’hui, ils possèdent 18 hectares dont 12 avec 3500 pommiers. Afin d’entretenir leurs vergers, ils ont développé un atelier ovin comprenant 75 brebis, 2 béliers et en moyenne 80 naissances par an. La race majoritaire est le Rouge de l’Ouest. Grâce à cet atelier, ils n’utilisent pas de produits phytosanitaires car les animaux avec leurs déjections fertilisent le sol. 

L’activité principale de l’exploitation reste tout de même la production cidricole, avec un rendement de 110 tonnes de pommes par an. Ils transforment l’intégralité des pommes en divers produits tels que: du cidre (brut/demi-sec/doux), du Calvados, du pommeau, du jus de pomme ainsi que du cidre pomme-mûres. Ils possèdent également quelques poiriers avec lesquels ils produisent du poiré et de l’eau de vie. 

En ce qui concerne la récolte, ils ont un tracteur attelé à une ramasseuse achetée en Angleterre car en France ces outils sont adaptés pour des terrains plats et non en pente. 

Nous avons vraiment apprécié cette visite qui fut fort enrichissante car la production cidricole n’est pas une production que nous avons l’habitude d’étudier dans notre formation. De plus, nous avons eu la chance d’être très bien accueillis par Anne. 

Day 5

Pour clore la semaine, lors de notre TP bovin, nous avons étudié un document en anglais sur les vaches nourrices. Suite à cette étude, nous avons observé les veaux avec leurs nourrices.

Toutes les visites seront des sujets supports pour notre évaluation d’expression orale en anglais. » 

Article rédigé par les étudiants de BTS Productions animales et Stéphanie Despréaux